Bunho : ce que c’est, comment on le tresse et ce qu’on en fait
Le bunho est une plante des zones humides récoltée en été et tressée à la main. Découvrez ce que c’est, comment on le travaille et les pièces qui en naissent.
Dans cet article
Par Tiago Reis, cofondateur de Ra-Ro · Voir le profil
Environ 4 minutes de lecture

Le bunho est une plante à longue tige souple qui pousse dans les mares, les lagunes et au bord des rivières. Une fois séché, il se tresse à la main et se coud en spirale pour faire des assises, des tapis, des paniers et des lampes. Au Portugal, ce savoir-faire a presque disparu. Chez Ra-Ro, les pièces en bunho sont signées Helena Novelletto, qui récolte la plante en été et la travaille dans son atelier de Caldas da Rainha.
Le bunho en bref
- Ce que c’est : une plante des zones humides à longue tige, utilisée comme fibre naturelle.
- Quand on le récolte : en été, dans son milieu naturel.
- Comment on le travaille : séché, tressé à la main en bandes puis cousu en spirale, selon la technique de l’empreita.
- Ce qu’on en fait : tabourets bas (tanhos), coussins, tapis, paniers et lampes.
- Chez Ra-Ro : pièces d’Helena Novelletto, de 94,70 à 124,20 euros.
Qu’est-ce que le bunho
Le bunho aime l’eau. Il pousse dans les endroits humides, entre grenouilles et libellules, et forme de hautes tiges lisses et douces au toucher. Il ressemble au jonc et à la massette, avec lesquels on le confond souvent, mais c’est sa souplesse une fois séché qui le rend si bon à tresser.
Pendant des générations, ce fut une fibre domestique pour garnir les assises, faire des nattes et des paniers. Avec le plastique et l’industrie, le métier s’est perdu et rares sont ceux qui le travaillent encore à la main.
Comment on récolte et tresse le bunho
Le travail commence en été : le bunho est coupé dans son milieu puis mis à sécher. Les tiges sèches sont tressées en longues bandes, cousues entre elles en spirale, tour après tour, jusqu’à ce que la pièce prenne forme. C’est l’empreita, la même technique que pour le palmier nain et l’alfa.
Il faut de la force et de la patience : un tabouret peut demander plusieurs jours. Fait main, chaque objet varie légèrement de teinte et de forme.
Qui fabrique le bunho de Ra-Ro
Née au Brésil, Helena Novelletto a appris le métier au Portugal auprès de Manuel Ferreira, un maître de Santarém qui tressait en lui racontant la révolution de 1974. Elle travaille aujourd’hui dans son atelier de Caldas da Rainha, en Estrémadure, et compte parmi les dernières artisanes du bunho en activité.
Les pièces en bunho chez Ra-Ro
- Tabouret tressé (Tanho) : tabouret bas en bunho, 124,20 euros.
- Coussin en bunho : coussin rond pour le sol ou un banc, 94,70 euros.
- Lampe en bunho : lumière chaude filtrée par la trame, 94,70 euros.
Certaines pièces sont faites sur commande. Si l’une est épuisée, contactez-nous pour connaître le délai.
Comment entretenir le bunho
Le garder au sec et à l’abri d’un soleil direct prolongé. Le dépoussiérer avec une brosse douce ou un chiffon sec. S’il prend l’humidité, le laisser sécher à l’air.
Pour découvrir d’autres savoir-faire en fibres naturelles, voyez notre guide de l’artisanat portugais par région.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le bunho ?
Une plante des zones humides à longue tige souple qui, une fois séchée, se tresse à la main pour faire des assises, tapis, paniers et lampes.
Qu’est-ce qu’un tanho ?
Un tabouret bas, traditionnellement en bunho tressé et cousu en spirale.
Bunho, jonc et massette, c’est pareil ?
Non. Ce sont des plantes différentes des zones humides, semblables à l’œil, mais le bunho est le plus utilisé pour tresser assises et nattes.
Quand récolte-t-on le bunho ?
En été, dans son milieu naturel. Il est séché avant d’être tressé.
Comment nettoyer une pièce en bunho ?
Avec une brosse douce ou un chiffon sec, au sec et à l’abri d’un soleil direct prolongé.
Où sont faites les pièces en bunho de Ra-Ro ?
À Caldas da Rainha, au Portugal, à la main, par Helena Novelletto, avec du bunho récolté en été.
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